Meat Is Murder - The Smiths (1985)

how soon is now


Face A

The Headmaster Ritual (4:52)
Rusholme Ruffians (4:20)
I Want the One I Can't Have (3:14)
What She Said (2:42)
That Joke Isn't Funny Anymore (4:59)

Face B

How Soon Is Now? (6:46) (seulement dans certaines éditions)
Nowhere Fast (2:37)
Well I Wonder (4:00)
Barbarism Begins at Home (6:57)
Meat Is Murder (6:06)


Tôt dans l'année 1985, The Smiths réalise son deuxième album, Meat Is Murder. Cet album est plus strident et politique que son prédécesseur, avec le titre éponyme de l'album qui prône le végétarisme (Morrissey a interdit aux autres membres du groupe de se faire photographier en mangeant de la viande) et deux chansons contre les châtiments corporels (The Headmaster Ritual et Barbarism Begins at Home). Musicalement, le groupe semble également plus audacieux, avec Marr ajoutant des accents rockabilly à Rusholme Ruffians et Rourke jouant un solo de basse funk sur Barbarism Begins at Home. L'album fut précédé par la resortie en single de la face B How soon is now ?. Meat is Murder fut le seul album du groupe à atteindre la première place dans les Charts au Royaume-Uni.

Outre que cet album était plus politique que son prédécesseur, Morrissey apporta une connotation politique à ses interviews, apportant la controverse. Parmi ses cibles, on trouve l'administration Thatcher, la monarchie, le Band Aid...

Le single suivant Shakespeare's Sister (que l'on ne trouve pas sur l'album) ne fut pas un grand succès auprès de la critique et du public, et ce fut également le cas pour l'unique single issu de l'album That Joke Isn't Funny Anymore.

En septembre 1985, The Boy With The Thorn In His Side, cependant, annonce un meilleur avenir au groupe.

# Posté le mercredi 03 décembre 2008 09:14

Kick Out The Jams - MC5 (1969)

kick out the jams


Ramblin' Rose – 4:15

Kick Out The Jams – 2:52

Come Together – 4:29

Rocket Reducer No. 62 (Rama Lama Fa Fa Fa) – 5:41

Borderline – 2:45

Motor City Is Burning – 6:04

I Want You Right Now – 5:31

Starship – 8:15


Kick Out the Jams est le premier album du groupe protopunk originaire de Détroit (Michigan) MC5, sorti en 1969. Il a été enregistré live en deux soirs (dont la soirée d'Halloween) au Grande Ballroom de Détroit en 1968.

La critique de Rolling Stone, à l'époque réalisée par Lester Bangs, fut clairement défavorable, qualifiant l'album de « ridicule, ennuyeux et prétentieux » (« ridiculous, overbearing, [and] pretentious »[1]), alors que le même magazine l'a classé en 2003 294e dans les 500 plus grands albums de tous les temps[2].


# Posté le mercredi 03 décembre 2008 09:11

White Light / White Heat - The Velvet Underground (1968)

white light / white heat


White Light/White Heat (Lou Reed) – 2:47

The Gift (Reed, Sterling Morrison, John Cale, Maureen Tucker) – 8:19

Lady Godiva's Operation (Reed) – 4:56

Here She Comes Now (Reed, Morrison, Cale, Tucker) – 2:04

I Heard Her Call My Name (Reed) – 4:38

Sister Ray (Reed, Morrison, Cale, Tucker) – 17:27


White Light/White Heat est le deuxième album du The Velvet Underground. C'est aussi le dernier album où John Cale fait encore pleinement partie du groupe. Enregistré en deux jours, White Light/White Heat est l'un des actes fondateurs de la musique protopunk (et influencera par exemple fortement les Stooges). Affranchi de l'influence d'Andy Warhol et de sa muse Nico, le groupe accouche d'un album ouvertement expérimental.

Le son est plus rugueux encore que celui du premier album. On peut citer les chansons White Light/White Heat (souvent reprise, notamment par David Bowie), Lady Godiva's Operation et surtout I Heard Her Call My Name pour le son bruitiste et déchaîné. On notera également The Gift pour l'humour noir de cette nouvelle écrite par Reed et lue par Cale.

Le point d'orgue de l'album est Sister Ray, une longue improvisation de plus de 17 minutes, enregistré en une seule prise. Ce morceau emmène le groupe très loin des schémas pop de l'album précédent. Les thèmes restent cependant les mêmes : drogue, violence, homosexualité, travestissement...

A l'issu de l'enregistrement, John Cale quittera le groupe. Lou Reed, plus attiré par le succès commercial que par les expérimentations extrêmes, décidera de le remplacer par le très « pop » Doug Yule.


# Posté le mercredi 03 décembre 2008 09:08
Modifié le mercredi 03 décembre 2008 10:12

The Basement Tapes - Bob Dylan And The Band (1975)

you ain't going nowhere


Odds and Ends – 1:46
Orange Juice Blues (Blues for Breakfast) (Manuel) – 3:37
Million Dollar Bash – 2:31
Yazoo Street Scandal (Robertson) – 3:27
Goin' to Acapulco – 5:26
Katie's Been Gone (Manuel, Robertson) – 2:43
Lo and Behold – 2:45
Bessie Smith (Danko, Robertson) – 4:17
Clothesline Saga – 2:56
Apple Suckling Tree – 2:48
Please, Mrs. Henry – 2:31
Tears of Rage (Dylan, Manuel) – 4:11
Too Much of Nothing – 3:01
Yea Heavy and a Bottle of Bread – 2:13
Ain't No More Cane (trad.) – 3:56
Crash on the Levee (Down in the Flood) – 2:03
Ruben Remus (Manuel, Robertson) – 3:13
Tiny Montgomery – 2:45
You Ain't Going Nowhere – 2:42
Don't Ya Tell Henry – 3:12
Nothing Was Delivered – 4:22
Open the Door, Homer – 2:49
Long Distance Operator – 3:38
This Wheel's on Fire (Danko, Dylan) – 3:49


The Basement Tapes (1975) est un disque de Bob Dylan, auteur-compositeur-interprète américain de folk-rock, et du groupe The Band. Il comprend des enregistrements faits en 1967 et qui avaient été diffusés sous une forme piratée appelée The Great White Wonder en 1968.

L'album a été #7 au Billboard et #8 au Royaume-Uni.

Dans la période séparant les enregistrements de Highway 61 Revisited et Blonde on Blonde, Dylan tourna avec « The Hawks », futur The Band. Début 1966, ils firent ensemble une tournée mondiale qui a fait l'objet de l'album pirate The Bootleg Series Vol. 4: Bob Dylan Live 1966, The "Royal Albert Hall" Concert.

Le 29 juillet 1966, Dylan, victime d'un accident de moto, fut hospitalisé, ce qui entraîna l'annulation de plusieurs concerts. Alors que Dylan était en convalescence à Woodstock, Robbie Robertson l'aida à modifier le projet de documentaire fait par D. A. Pennebaker, Dont Look Back, à propos de leur tournée mondiale. Dylan en profita pour faire un bilan de son début carrière et d'en conclure qu'il devait partir sur une autre voie.

Dylan rencontra alors régulièrement les membres de The Band dans leur maison de campagne, appelée « Big Pink », et à jouer avec eux, essentiellement de la musique folk que Dylan s'était mis dans l'idée de faire apprécier au Band.

Les deux premières chansons enregistrées furent Tiny Montgomery et Sign on the Cross. Ils finirent par enregistrer une trentaine de chansons dont : I Shall Be Released, This Wheel's on Fire, Quinn The Eskimo (Mighty Quinn), Million Dollar Bash, Tears of Rage, You Ain't Going Nowhere, Going To Acapulco, I'm Not There (1956), All You Have to Do Is Dream, Apple Suckling Tree, etc. Deux titres étaient co-écrits avec The Band : Tears of Rage (avec Richard Manuel) et This Wheel's on Fire (avec Rick Danko).

Dylan n'avait pas l'intention de transmettre ces enregistrements à sa compagnie de disque, car il était en désaccord avec son manager Albert Grossman. Dylan devait encore un album à Columbia Records, mais il n'avait pas l'intention d'honorer cette obligation, il préféra prendre les droits d'auteur avec Dwarf Music.

Plusieurs chansons furent alors interprétées par d'autres artistes, comme Too Much of Nothing (Peter, Paul & Mary), The Mighty Quinn (Manfred Mann), You Ain't Goin' Nowhere, Nothing Was Delivered (The Byrds), This Wheel's on Fire (Julie Driscoll and the Brian Auger Trinity, The Byrds), Million Dollar Bash (Fairport Convention) et I Shall Be Released et Tears of Rage par The Band.

Quatorze chansons ont fait l'objet d'un album pirate, Great White Wonder.

Le 26 juin 1975, Columbia distribua officiellement un double album appelé Basement Tapes, compilé et produit par Robbie Robertson. Dylan n'apparaît pas sur huit des 24 titres, et seulement quatre sur les huit ont véritablement été enregistrés à Big Pink avec Dylan.

Les morceaux I Shall Be Released, The Mighty Quinn, Sign on the Cross et I'm Not There (1956) n'ont pas été conservés pour le double album.

Un coffret de cinq CD, The Genuine Basement Tapes, sera édité plus tard avec pratiquement tous les enregistrements réalisés à Big Pink.

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# Posté le mardi 25 novembre 2008 05:47

Something Else By The Kinks - The Kinks (1967)

waterloo sunset


Face A

David Watts – 2:32
Death of a Clown – 3:04
Two Sisters – 2:01
No Return – 2:03
Harry Rag – 2:16
Tin Soldier Man – 2:49
Situation Vacant – 3:16

Face B

Love Me Till the Sun Shines – 3:16
Lazy Old Sun – 2:48
Afternoon Tea – 3:27
Funny Face – 2:17
End of the Season – 2:57
Waterloo Sunset – 3:15


Something Else by the Kinks est un album des Kinks, paru en 1967.

Au moment où tout le monde se délecte de flower power, d'hymnes hippies et d'arrangements complexes, les Kinks, et en particulier Ray Davies, optent pour la simplicité. La pochette garde cependant un style propre à cette année 1967 : on retrouve un côté fortement mis en exergue par le Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles : 1900, Charles Dickens, Oscar Wilde... Le psychédélique cherchera au travers des entrelacement de l'art déco des fioritures graphiques. Mais ici c'est justement pour mieux mettre en valeur ce « Quelque chose d'autre ». Ce retour à la musique dans son essence : populaire et vecteur de messages.

La chanson Waterloo Sunset fut élue trente ans plus tard « plus belle chanson des sixties » par les lecteurs du Melody Maker. La femme de Ray Davies (Rasa) en crée et chante les ch½urs et ajoute une touche dramatique à cette prouesse littéraire mise en musique.

L'album offre de multiples facettes, tantôt bossa nova (No Return), tantôt pop (Two Sisters, David Watts), chansons à boire, voire protest song (Death of a Clown, Harry Rag), rock (Love Me Till the Sun Shines, Funny Face) ou encore symphonie pop rétro (End of the Season). Dave, l'irrévérencieux cadet Davies, a pris une part importante dans cette ½uvre : il signe de son nom propre Death of a Clown, qu'il chante seul (le reste du groupe ne faisant que les ch½urs) et publie un 45 tours solo.

L'album sort la même année que Sgt Peppers, des Beatles. S'il ne monte qu'à la 35e place des hits UK, sa chanson Death of a Clown caracole en haut des charts. L'album déroute avec ses chansons fleurant bon les vacances populaires, les repas familiaux, le thé « so british » (Afternoon Tea) – même si le Lovely Rita des Beatles le mentionne aussi –, ses pubs britanniques : au moment où l'on vante le LSD et les trips, il n'est question ici que de thé et de ponts sur la Tamise ! Pire, les Kinks rompent avec la partie mods de leur public pour chanter des problèmes sociaux (Situation Vacant). Cet album, qui en est presque conceptuel, marque un tournant dans la vie du groupe, qui quitte désormais le mainstream de la pop pour s'engager dans une musique hors mode, et qui veut témoigner, en observateur apolitique, des réalités sociales de son temps. Autumn Almanac deviendra d'ailleurs un classique de la chanson populaire.


# Posté le mardi 25 novembre 2008 05:41